SERGIO GRAVIER est né à Buenos Aires (Argentine) le 2 décembre 1964.

Au début des années 80, il commence ses études à l’école des Beaux-arts à Paris et part ensuite à l’Université de Los Angeles (Californie) para continuer sa formation. Il rentre à Buenos Aires, où il débute sa carrière d’artiste plastique en utilisant la technique du collage. 

Il participe à plusieurs expositions dans sa ville natale et à l’étranger. Ses oeuvres sont utilisées dans des revues de mode, mises en scène cinématographiques et théâtrales, et récemment dans des campagnes publicitaires dans le milieu urbain (L’Oréal pour l’Amérique Latine).
Depuis 2004, le Centre Culturel Recoleta et l’Alliance Française de Buenos Aires lui offrent la possibilité d’exposer son travail sur les dévotions populaires païennes qu’il s’attache à construire et développer depuis quelques années.

Ces travaux ont été exposés dans des galeries ou encore lors d’interventions dans de multiples lieux de la ville de Buenos Aires dans le cadre d’un circuit paiën (selon le nom donné par Sergio Gravier lui-même et repris ensuite par d’autres).

Les nombreuses interventions urbaines réalisées ont favorisé une rupture dans la carrière de l’artiste, qui poursuit son cheminement sur ce thème des croyances populaires, argentines mais aussi du reste du continent latino-américain. De manière assez surprenante, ces interventions urbaines se sont converties en lieux de culte auprès des adorateurs et des croyants de ces saints appelés « païens ».

Cela a conduit l’artiste à multiplier les interventions dans de nombreuses capitales étrangères (Paris, Berlin, Bruxelles, San Pablo…). Il est devenu un point de référence pour la municipalité de Buenos Aires qui, en 2006, l’a sollicité pour donner des conférences sur les arts visuels et les dévotions païennes. 

Enfin, ses travaux sont repris dans de multiples ouvrages dans les domaines de l’urbanisme, la philosophie et l’architecture, qui prennent ses interventions comme références urbaines.

Si Dios conmigo, ¿quién contra mí? (Wenn Gott mit mir ist, wer ist gegen mich?)

Sex und Religion, nackter Körper und biblische Psalmen vereinen sich in „Si Dios conmigo, quién contra mí“ (Wenn Gott mit mir ist, wer ist gegen mich?). Eine urbane Intervention, welche die Straßen Argentiniens mit Plakaten füllte, auf denen eine Art neues Schicksal angekündigt wurde. Auch wenn es dieses Mal nicht Jesus war, der es ankündigte, sondern Männer und Frauen ohne Kleidung und ohne Vorurteile, mit biblischen Texten als Hintergrund. Die von Gravier und Barragán gepredigte neue Evangelisierung sucht nicht nach Gläubigen, ganz im Gegenteil. Sie nimmt das gute Gewissen in den Fokus, was für die großen und kleinen Regierungen, die zivilen oder kirchlichen Autoritäten, oft genug keine Rolle spielt.

Apostel ohne Angst und ohne Schamgefühl, deren Nacktheit – von vorne, von hinten, teilweise oder ganz zu sehen – mit den Texten kontrastiert, aber nur zum Schein, auf den ersten Blick: Tatsächlich verschmelzen die Darstellungen harmonisch zu einem Ganzen, zu einer deutlichen Nachricht, die der Betrachter allerdings selbst lesen, sogar schreiben muss.

Ist doch die Heilige Schrift voll mit Blut, Schweiß und Sperma, auch wenn der Katholizismus diese Elemente leugnet, sie verbietet und zur Sünde macht, sie klassifiziert und eine Hölle für sie schuf. Die Kirche als Institution ist immer noch verhaftet in Jahrtausenden alten Lehren und weit entfernt von all den Veränderungen der modernen Gesellschaft, in der bspw. Familien längst nicht mehr aus Vater, Mutter und Kind besteht, sondern alle Kombinationen möglich sind, wenn die Bindungen durch Zuneigung geprägt sind.

Die Arbeiten von Gravier inspirieren über sexuelle Identitäten nachzudenken, darüber, wie wir uns gegenseitig sehen – ob religiös oder atheistisch, heterosexuell, homosexuell, bisexuell, transsexuell, politisch rechts oder links, rechtshändig oder linkshändig. Am Ende ist jeder nur ein Mensch.